Rendre un bâtiment étanche par le haut: tuiles, ardoises, zinc, cheminées, chéneaux et gouttières, avec le travail en hauteur comme quotidien et la sécurité comme première règle du métier.
Le couvreur pose et rénove les toitures: dépose de l'ancienne couverture, contrôle de la charpente, pose de l'écran de sous-toiture, des liteaux, puis des tuiles ou des ardoises. La partie zinguerie complète le métier: façonnage et pose des chéneaux, gouttières, noues, solins, habillages de cheminée et raccords autour des fenêtres de toit.
L'apprentissage est incontournable, car la sécurité en hauteur et le geste de pose s'acquièrent uniquement sur le toit, avec un compagnon. On apprend à lire une pente, à calepiner un rang, à souder ou à agrafer le zinc, à repérer l'origine réelle d'une infiltration. Le marché est porté par la rénovation, par les toitures anciennes des centres urbains et par la pose d'éléments techniques sur les toits.
| Diplômes en apprentissage | CAP Couvreur · Certificat de spécialisation Zinguerie (ex-mention complémentaire) · BP Couvreur · Bac pro Interventions sur le patrimoine bâti, option couverture |
|---|---|
| Accès | dès 16 ans, après la 3e |
| Employeurs | Artisans couvreurs zingueurs, Entreprises de charpente et couverture, Entreprises de rénovation énergétique et de traitement de toiture, Entreprises spécialisées dans la restauration du patrimoine, Sociétés d'installation de panneaux solaires en toiture |
| Salaire de l'apprenti | 27 % à 100 % du SMIC selon l'âge et l'année (grille et salaires observés) |

Photo : CC BY-SA 4.0 — Acabashi / Wikimedia Commons · crédits
Savoir-faire
Qualités
Tous ces diplômes se préparent en alternance, formation financée par l'employeur. Voir les formations bâtiment & travaux →
Le poste de travail est le toit, avec tout ce que cela implique: exposition au vent, au soleil et au froid, montées et descentes d'échafaudage, matériaux à monter au monte-charge. Les protections sont obligatoires et vérifiées avant chaque intervention: harnais et point d'ancrage, garde-corps, filet, casque à jugulaire, chaussures antidérapantes. L'été, les journées commencent très tôt pour éviter la chaleur sur les toitures sombres. L'hiver, gel et humidité rendent les tuiles glissantes et imposent l'arrêt.
Grille légale minimale en pourcentage du SMIC (Code du travail, art. D6222-26) ; la convention collective du secteur peut prévoir davantage.
| Âge | 1re année | 2e année | 3e année |
|---|---|---|---|
| 16-17 ans | 27 % | 39 % | 55 % |
| 18-20 ans | 43 % | 51 % | 67 % |
| 21-25 ans | 53 % | 61 % | 78 % |
| 26 ans et + | 100 % | 100 % | 100 % |
Salaire et marché du métier couvreur : salaires observés, villes qui recrutent → · Salaires bâtiment & travaux → · Minima de la convention collective →
Les toitures lyonnaises réclament plusieurs savoir-faire: tuile plate et mécanique dans les Monts d'Or et le Beaujolais, tuile canal au sud de l'agglomération, zinc et verrières sur les immeubles anciens de la Presqu'île et les bâtiments canuts de la Croix-Rousse. La densité du bâti ancien alimente une demande continue en rénovation, avec des chantiers en centre-ville où l'accès et l'échafaudage se préparent longtemps à l'avance.
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Ce métier ne se recrute pas sans une mise en situation en hauteur, très encadrée: certains candidats découvrent leur vertige le premier jour. Vérifiez l'assurance des équipements et la conformité du dispositif d'accès avant l'arrivée de l'apprenti, et fournissez un harnais à sa taille, pas un modèle d'emprunt. Pour un mineur, la dérogation aux travaux en hauteur doit être déclarée avant toute montée sur le toit. Confiez-lui d'abord la préparation, l'approvisionnement et la zinguerie au sol, puis la pose sur pente douce: la progression doit être visible et jamais précipitée.
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Offres réelles de la spécialité dont l'intitulé correspond au métier, dédupliquées, mises à jour en continu.
Non, il faut être réellement à l'aise en hauteur, car la vigilance doit rester disponible pour le travail lui-même. Une appréhension légère qui disparaît après quelques semaines est fréquente et normale, mais un vertige installé rend le poste dangereux. Un essai encadré sur toiture avant la signature du contrat évite une orientation ratée.
Ce sont deux spécialités que la plupart des entreprises exercent ensemble. Le couvreur pose la couverture, tuiles ou ardoises. Le zingueur façonne et pose les éléments métalliques d'évacuation des eaux et les raccords. Le certificat de spécialisation Zinguerie, en un an après le CAP, permet de maîtriser la partie métal et augmente nettement la valeur du profil.
Oui, l'intégration en toiture relève du couvreur pour la partie étanchéité et fixation, en coordination avec un électricien pour le raccordement. C'est un débouché en croissance, qui demande une formation complémentaire sur les systèmes de montage et les points singuliers, mais qui repose sur le savoir-faire classique de mise hors d'eau.
On ne dépose jamais une plaque suspecte sans repérage préalable. La réglementation impose un repérage avant travaux, et les interventions sur matériaux amiantés relèvent d'une formation spécifique dite sous-section 4, avec équipements et protocoles adaptés. Un apprenti n'intervient pas sur ces chantiers tant qu'il n'est pas formé et autorisé.