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Couvreur / Couvreuse zingueur en apprentissage

Rendre un bâtiment étanche par le haut: tuiles, ardoises, zinc, cheminées, chéneaux et gouttières, avec le travail en hauteur comme quotidien et la sécurité comme première règle du métier.

60+offres du métier
27-100 %du SMIC selon l'âge
0 €de frais de formation

Le métier de couvreur

Le couvreur pose et rénove les toitures: dépose de l'ancienne couverture, contrôle de la charpente, pose de l'écran de sous-toiture, des liteaux, puis des tuiles ou des ardoises. La partie zinguerie complète le métier: façonnage et pose des chéneaux, gouttières, noues, solins, habillages de cheminée et raccords autour des fenêtres de toit.

L'apprentissage est incontournable, car la sécurité en hauteur et le geste de pose s'acquièrent uniquement sur le toit, avec un compagnon. On apprend à lire une pente, à calepiner un rang, à souder ou à agrafer le zinc, à repérer l'origine réelle d'une infiltration. Le marché est porté par la rénovation, par les toitures anciennes des centres urbains et par la pose d'éléments techniques sur les toits.

Diplômes en apprentissageCAP Couvreur · Certificat de spécialisation Zinguerie (ex-mention complémentaire) · BP Couvreur · Bac pro Interventions sur le patrimoine bâti, option couverture
Accèsdès 16 ans, après la 3e
EmployeursArtisans couvreurs zingueurs, Entreprises de charpente et couverture, Entreprises de rénovation énergétique et de traitement de toiture, Entreprises spécialisées dans la restauration du patrimoine, Sociétés d'installation de panneaux solaires en toiture
Salaire de l'apprenti27 % à 100 % du SMIC selon l'âge et l'année (grille et salaires observés)
Couvreur / Couvreuse zingueur : le métier en situation

Photo : CC BY-SA 4.0 — Acabashi / Wikimedia Commons · crédits

Ce que fait un couvreur au quotidien

  • Installer les protections collectives et l'échafaudage avant toute intervention.
  • Déposer l'ancienne couverture et évacuer les gravats en sécurité.
  • Contrôler l'état de la charpente et remplacer les liteaux et voliges défectueux.
  • Poser l'écran de sous-toiture, les liteaux, puis les tuiles ou les ardoises selon le calepinage.
  • Façonner et poser la zinguerie: chéneaux, gouttières, noues, solins, faîtages.
  • Réaliser les raccords autour des cheminées, des lucarnes et des fenêtres de toit.
  • Diagnostiquer une infiltration et réaliser la reprise ponctuelle correspondante.

Compétences et qualités attendues

Savoir-faire

Calepinage et pose de tuiles, ardoises et éléments de faîtageFaçonnage du zinc: pliage, agrafage, soudure à l'étainMise en sécurité: échafaudage R408, harnais, ligne de vie, filetPose d'écrans de sous-toiture et traitement des points singuliersDiagnostic d'infiltration et reprise de couverture ancienneRepérage amiante avant travaux et intervention en sous-section 4 quand elle est requise

Qualités

Absence totale de vertigeSang-froid et prudenceSens de l'équilibre et adresseRésistance au froid et à la chaleur

Les diplômes pour devenir couvreur

  • CAP Couvreur (niveau 3) — 2 ans, dès 16 ans, après la 3e
  • Certificat de spécialisation Zinguerie (ex-mention complémentaire) (niveau 3) — 1 an, après un CAP Couvreur
  • BP Couvreur (niveau 4) — 2 ans, après un CAP du métier
  • Bac pro Interventions sur le patrimoine bâti, option couverture (niveau 4) — 3 ans, ou 2 ans après un CAP, après la 3e, ou après un CAP du métier

Tous ces diplômes se préparent en alternance, formation financée par l'employeur. Voir les formations bâtiment & travaux →

Conditions de travail

Le poste de travail est le toit, avec tout ce que cela implique: exposition au vent, au soleil et au froid, montées et descentes d'échafaudage, matériaux à monter au monte-charge. Les protections sont obligatoires et vérifiées avant chaque intervention: harnais et point d'ancrage, garde-corps, filet, casque à jugulaire, chaussures antidérapantes. L'été, les journées commencent très tôt pour éviter la chaleur sur les toitures sombres. L'hiver, gel et humidité rendent les tuiles glissantes et imposent l'arrêt.

Évolutions de carrière

  • Couvreur zingueur confirmé sur ouvrages complexes
  • Chef d'équipe couverture
  • Chef de chantier ou métreur en rénovation de toiture
  • Création d'une entreprise de couverture et zinguerie

Le salaire de l'apprenti couvreur

Grille légale minimale en pourcentage du SMIC (Code du travail, art. D6222-26) ; la convention collective du secteur peut prévoir davantage.

Âge1re année2e année3e année
16-17 ans27 %39 %55 %
18-20 ans43 %51 %67 %
21-25 ans53 %61 %78 %
26 ans et +100 %100 %100 %

Salaire et marché du métier couvreur : salaires observés, villes qui recrutent → · Salaires bâtiment & travaux → · Minima de la convention collective →

Couvreur / Couvreuse zingueur à Lyon et dans le Rhône

Les toitures lyonnaises réclament plusieurs savoir-faire: tuile plate et mécanique dans les Monts d'Or et le Beaujolais, tuile canal au sud de l'agglomération, zinc et verrières sur les immeubles anciens de la Presqu'île et les bâtiments canuts de la Croix-Rousse. La densité du bâti ancien alimente une demande continue en rénovation, avec des chantiers en centre-ville où l'accès et l'échafaudage se préparent longtemps à l'avance.

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Employeurs : recruter un apprenti couvreur

Ce métier ne se recrute pas sans une mise en situation en hauteur, très encadrée: certains candidats découvrent leur vertige le premier jour. Vérifiez l'assurance des équipements et la conformité du dispositif d'accès avant l'arrivée de l'apprenti, et fournissez un harnais à sa taille, pas un modèle d'emprunt. Pour un mineur, la dérogation aux travaux en hauteur doit être déclarée avant toute montée sur le toit. Confiez-lui d'abord la préparation, l'approvisionnement et la zinguerie au sol, puis la pose sur pente douce: la progression doit être visible et jamais précipitée.

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Offres d'apprentissage couvreur en ce moment

Offres réelles de la spécialité dont l'intitulé correspond au métier, dédupliquées, mises à jour en continu.

Questions fréquentes : couvreur en apprentissage

Peut-on être couvreur si on a un peu le vertige ?

Non, il faut être réellement à l'aise en hauteur, car la vigilance doit rester disponible pour le travail lui-même. Une appréhension légère qui disparaît après quelques semaines est fréquente et normale, mais un vertige installé rend le poste dangereux. Un essai encadré sur toiture avant la signature du contrat évite une orientation ratée.

Couvreur et zingueur, est-ce deux métiers ?

Ce sont deux spécialités que la plupart des entreprises exercent ensemble. Le couvreur pose la couverture, tuiles ou ardoises. Le zingueur façonne et pose les éléments métalliques d'évacuation des eaux et les raccords. Le certificat de spécialisation Zinguerie, en un an après le CAP, permet de maîtriser la partie métal et augmente nettement la valeur du profil.

Pose-t-on les panneaux solaires en couverture ?

Oui, l'intégration en toiture relève du couvreur pour la partie étanchéité et fixation, en coordination avec un électricien pour le raccordement. C'est un débouché en croissance, qui demande une formation complémentaire sur les systèmes de montage et les points singuliers, mais qui repose sur le savoir-faire classique de mise hors d'eau.

Que faire face à une toiture contenant de l'amiante ?

On ne dépose jamais une plaque suspecte sans repérage préalable. La réglementation impose un repérage avant travaux, et les interventions sur matériaux amiantés relèvent d'une formation spécifique dite sous-section 4, avec équipements et protocoles adaptés. Un apprenti n'intervient pas sur ces chantiers tant qu'il n'est pas formé et autorisé.

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